Dans un retournement brutal pour DJI, la FCC a bloqué 25 nouvelles lancements de drones, mettant en jeu 1,5 milliard de dollars. Ce coup dur soulève des questions sur la réglementation et l’innovation dans le secteur, alors que le géant chinois tente de naviguer dans un environnement réglementaire de plus en plus complexe.
Sommaire :
Blocage de 25 lancements de DJI par la FCC : 1,5 milliard de dollars en jeu
Les aficionados de DJI aux États-Unis pourraient souffrir d’un manque de nouvelles sorties de drones et de caméras cette année. La société affirme qu’une répression de la Federal Communications Commission (FCC) pourrait lui coûter plus de 1,5 milliard de dollars rien qu’en 2026.
Impact financier de la FCC sur DJI
Dans une requête déposée auprès de la Cour d’appel du neuvième circuit des États-Unis, DJI décrit en détail les conséquences financières de la décision de la FCC d’inclure ses produits sur la liste des équipements « couverts » à la fin de l’année dernière. Cette liste interdit les nouvelles autorisations d’équipement pour les produits jugés représenter un risque inacceptable pour la sécurité nationale, fermant ainsi la porte à de nombreux lancements futurs de DJI sur le marché américain.
Contexte juridique et arguments de DJI
DJI, par l’intermédiaire de son avocat Travis LeBlanc, ex-agent de la FCC et partenaire de Cooley LLP, argue que l’action de la FCC a causé à l’entreprise un « préjudice immédiat et grave » dès son annonce. La société estime qu’elle pourrait perdre près de 700 millions de dollars en autorisations FCC réservées pour 14 produits DJI existants. De plus, elle prévoit 860 millions de dollars de pertes si elle n’est pas en mesure de lancer 25 nouveaux produits, qu’ils soient des drones ou non, prévus pour 2026 aux États-Unis. En résumé, ceci représente des pertes potentielles d’environ 1,56 milliard de dollars pour cette année.
La société souligne également que d’autres utilisateurs commerciaux, tels que les départements de police, les agences d’incendie et les entreprises de services publics, sont affectés, n’étant plus en mesure d’acheter les nouveaux produits DJI approuvés. DJI met en avant que les drones sont fréquemment utilisés par les premiers intervenants pour améliorer les temps de réponse aux urgences, réduire les coûts et prendre de meilleures décisions en temps réel lors de missions de sauvetage.
Origine du conflit
Le conflit juridique actuel remonte au 22 décembre 2025, lorsque la FCC a mis à jour sa liste couverte pour y inclure les systèmes de drones fabriqués à l’étranger et les composants critiques. Bien que cette décision vise plusieurs entités, elle a particulièrement touché DJI en raison de sa position prédominante sur le marché des drones aux États-Unis. En février, DJI a donc intenté un procès, demandant au neuvième circuit de renverser cette décision de la FCC.
Dans sa requête actuelle, DJI conteste l’argument du gouvernement selon lequel l’appel devrait être rejeté pour prématurité. La FCC affirme que DJI devrait attendre que les procédures de réexamen soient en cours, mais la réponse de DJI est simple : l’interdiction est déjà en vigueur, entraînant des pertes et bloquant les affaires.
DJI soutient que la décision de la FCC doit être considérée comme une action finale de l’agence, car elle « interdit immédiatement à DJI de commercialiser et d’importer ses produits », sans qu’aucune étape supplémentaire ne soit nécessaire. Cette situation a conduit DJI à demander à la Cour de maintenir l’affaire pendant six mois tout en permettant à l’agence de réfléchir à la pétition de DJI, tout en préservant le droit de la société de poursuivre si aucune action n’est prise.
Les implications plus larges pour DJI aux États-Unis
DJI reste l’une des marques de drones les plus reconnaissables pour de nombreux consommateurs américains. Ses produits sont largement utilisés par des amateurs, des cinéastes, des agriculteurs et des agences de sécurité publique. Les restrictions imposées par la FCC pourraient compromettre les lancements futurs de DJI, réduire la concurrence et potentiellement entraîner une hausse des prix sur le marché des drones dans son ensemble.
Les partisans de l’action de la FCC soutiennent que cela vise la sécurité nationale et la réduction de la dépendance à l’égard des systèmes fabriqués à l’étranger. Toutefois, les critiques soulignent que des restrictions généralisées peuvent nuire aux intervenants d’urgence, aux entreprises et aux consommateurs qui dépendent de technologies matures et abordables déjà intégrées dans leurs opérations. Cette tension est désormais au cœur des débats judiciaires.
Les défis juridiques de DJI
Cette affaire n’est qu’une partie de la lutte plus large de DJI à Washington. L’entreprise fait face à un contrôle accru de la part du Congrès, des listes noires liées au Pentagone et à des appels répétés des législateurs pour limiter l’utilisation de la technologie de drone chinoise dans les gouvernements et infrastructures critiques.
DJI a toujours nié tout acte répréhensible et a demandé aux autorités américaines un examen de sécurité basé sur les produits plutôt que des restrictions politiques larges. Dans le dernier dépôt, DJI rappelle à la Cour qu’aucune agence de sécurité nationale n’a spécifiquement enquêté sur ses produits avant que l’action de la FCC ne prenne effet.
Quelles seront les prochaines étapes ?
Le neuvième circuit doit désormais décider s’il va rejeter l’affaire, la suspendre ou permettre le déroulement du défi. Si les juges se rangent du côté de DJI, l’entreprise aura l’opportunité de plaider sur le fond de l’action de la FCC devant la Cour. Si l’appel est rejeté, DJI devra probablement attendre que la FCC entame son propre processus de réexamen.
Quoi qu’il en soit, les chiffres du dépôt envoient un message clair : DJI souhaite que la Cour comprenne que ce n’est pas une simple dispute symbolique. La société insiste sur le fait que les coûts sont déjà mesurables en milliards et continuent d’augmenter.
Pour plus d’informations sur les drones et la réglementation associée, vous pouvez consulter le site FAA.
Quels sont les impacts de l’interdiction de la FCC sur DJI ?
DJI estime que l’interdiction de la FCC pourrait coûter à l’entreprise plus de 1,5 milliard de dollars en 2026, affectant plusieurs lancements de drones et de caméras aux États-Unis.
Quelles actions a prises DJI contre la FCC ?
DJI a déposé une plainte auprès du 9ème Circuit des États-Unis, contestando la décision de la FCC qui a placé ses produits sur la « Covered List », limitant ainsi leur autorisation sur le marché américain.
Comment la décision de la FCC affecte-t-elle les utilisateurs finaux ?
Les départements de police, agences de secours et entreprises qui dépendent des produits DJI sont également touchés, ne pouvant plus acquérir de nouveaux équipements approuvés.
Quelles sont les conséquences potentielles de cette affaire sur le marché des drones ?
Si les restrictions de la FCC restent en place, les consommateurs américains pourraient voir moins de nouveaux lancements DJI, une réduction de la concurrence et une possible augmentation des prix sur le marché des drones.